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Affichage des articles du novembre, 2025

Acrostiche Vieux Niang d'Alexandra Merent

  V ogue Vert Î lots de Terres de Sienne E nsemble de Nous agglomérés le long de l'Ô U n Fleuve glisse serpente indolent ondule à l'Echo des Savanes  X alam Sabar Bombolong Djembé  N uit Bleue de Vert luisant Ha! La Belle Étoile ! I l est le temps d'Y revenir  À la peinture à l'eau à la nage à gué au bord du Sénégal et du Lac Rose N dioum Dakar Kédougo empiècements de tissus épicés  G uédji Grisâtre Grès Rose d'Alsace dans ton cœur Vert Or Rouge Blanc Bleu

Textes de Francine à propos de Olel Mayo

  OLEL MAYO – L’appel du fleuve 1/ Essai d’écriture « flux de conscience », « fleuve de la pensée » face à une toile de Vieux Niang Damier de jeu d’échec auquel je ne comprends rien, aurait il fallu apprendre ? plutôt flâner dans les rues colorées au crépuscule, cligner des yeux et renverser le monde, tous tête en bas, les maisons aussi, surtout les maisons, leurs toits tout à l’envers, tout en couleurs, les graffitis sortent alors des murs, tournoient, s’épaississent, je tombe, le ciel mauve se quadrille, j’ai rendez vous chez l’ophtalmo quand déjà ? ne pas le louper, changer de lunettes, surtout pas de doubles foyers, garder aussi le regard flou sur les choses, rester dans le flou, toujours, regarde Jacqueline ta robe est en écho au tableau devant toi, tu es dedans, un autre tissu ajouté à la peinture, ou des jambes et des pieds donnés au tableau, comme c’est étrange   2/ Inventer un texte pour un tableau   Un fleuve noir se déverse à l’arrière d’u...

Textes de Joëlle sur le thème de l'exposition de Vieux Niang

  IMPRESSIONS D’UN TABLEAU DE VIEUX-NIANG Musique, couleurs chaudes, format tapis de lit avec franges. Notes de musique, clef imaginaire, cette œuvre vibre dans les beaux tons de rouge et d’ocre jaune soulignées de noir. Accroché par deux pinces à un cintre, ce tableau peint sur un tissu rigide danse. En pointillé tout autour, il respire pourtant de sa présence. Je vois la silhouette d’un violoncelle ,d’un micro, des touches de piano, d’un tablier, Une croix de Lorraine penchée … un damier. COLOBANE/CANTINE 44 L’un de ces tableaux d’une série de 5 porte le même titre que les 4 autres. Colobane, se réfère-t-il aux colons, aux couleurs ? Je pense aussi à cabane, coloquinte, banane. Et la cantine, c’est un lieu de rencontre autour de la nourriture. Mais la nourriture n’est pas seulement pour le corps, des victuailles au sens propre du terme, mais aussi pour l’esprit, pour le moral, les couleurs chaudes, la musique. Alors « 44 », c’est le département de la Loire Atlantiqu...

Textes de Valérie sur la toile de Vieux Niang L'Ecureuil Coubanao

  N°1 : Aller vers un tableau Que vois-je à l’horizon ? Un camaïeu de vert et de rouge. Le rouge qui peut faire référence à un poisson qui s’envole. Le rouge qui peut aussi rappeler la forme d’un dinosaure au long cou, courbé vers la droite. Que vois-je en arrière-plan ? Tout en bas, des bambous bien verts, sortant du sol, et qui font penser aux barreaux d’une prison. Au milieu, des triangles d’un vert plus soutenu qui ressemblent à de jeunes montagnes aux traits rectilignes. Et en haut, des losanges verts, d’un autre ton, entourant et mettant en relief ces jeunes montagnes pointues. Que vois-je en globalité ? Un tableau de 50 X 50cm qui m’appelle inconsciemment mais sûrement. N°2 L’Ecureuil - Coubanao Pourquoi la peinture que j’ai choisie ou qui m’a choisie s’appelle Coubanao -Ecureuil ? Aucune idée. Aucune idée. Moi, qui avais vu dans cette peinture non pas un écureuil mais plutôt un poisson sortant de l’eau ou un dinosaure. Ecureuil, squirrel, Eichhörchen ? Pourquoi ? ...

Textes inspirés par des scènes se déroulant sur ou près d'un fleuve

  Proposition de Christine La péniche avance. Chargée à ras bord. Elle semble se mouvoir à grand peine. Lentement elle avance. Les berges la regardent passer. Elles en ont vu d’autres ! Ce n’est qu’une péniche après tout. Qui s’en va vers la mer. Là-haut. Tout au nord. Elle vient de loin et son rythme obstiné coupe toute frénésie, tout élan. C’est un gros animal sage qu’une force tranquille fait glisser. Elle ne rencontre aucun obstacle. Malgré son aspect lourd, l’avancée est fluide et sans heurt. Rien ne pourrait l’arrêter. A l’arrière, près de la cabine, des signes de vie. Deux vélos, du linge qui sèche au vent, des pots de géranium. Mais aucun humain n’est visible. Tout se passe à l’intérieur. Une vie sur l’eau à l’abri des regards. Sans attaches. Les enfants, s’il y en a, vivent ailleurs, entre les murs d’un internat. Leurs parents naviguent, charrient du charbon, du métal, du sable ou d’autres produits acheminés selon des besoins pour lesquels ils ne se posent pas...

Il y a un fleuve...

 Sébastien: Il y a un fleuve qui pousse derrière soi Vers l’autre Celui qui appelle Invitation à la fusion à la rencontre J’entends sa voix qui chuchote à l’oreille Ses doigts fins délicats caressent une mèche Au creux de son sourire L’amour embrasse le désir Il y a un fleuve qui retient en moi L’apôtre Celui qui amoncelle Explosion de répétitions à notre encontre J’arpente sa voie qui m’encercle sans pareil Sa traînée de poudre jusqu’à la mèche Au pieux sans se salir L’âme ourdit de ires    Mario: Il y a un fleuve Et je regarde au-delà ce que n'atteindrai pas Je m'assois sur la berge J'attends l'inspiration Des langes glissent sur les flots. Suivis de jouets en plastique Un ballon tricolore se perd dans les roseaux Et toutes ces feuilles de papier ! Flocons millimétrés, quadrillés, griffonnés Je les regarde passer L'encre bleue s'estompe Les notes rouges restent. Le fleuve charrie les chéquiers Des cautions, des factures Je vois tout passer, sans regrets S...

Textes de Sébastien à partir des toiles de Vieux Niang

  1.Flux de conscience Bleu bon sang ça dégouline on dirait un tableau du paternel ce père qui peint comme il s’étale dans la vie y a les mêmes couches et surcouches. Allez faut voir les différences aussi ne pas voir l’existence à l’aune du passé s’autoriser à voir le nouveau l’inédit le pas pareil qui surprend. Là dans ce cadre il y a du travail des formes pensées décidées probablement une élaboration d’un dire imagé ? Un tissu trace d’une vie humaine en son cœur des losanges vitraux réitérés vers un ciel azur une voile des galets des couleurs blanches. Des formes et couleurs articulées au devant d’une nature légère un espace qui laisse au repos. Qui brisera la glace ? 2.Rêverie sur le titre « Olel mayo », l’écho du fleuve en pulaar, la langue parlée aux confins du Sénégal. C’était donc cela : l’image qui suscite le retour d’un passé traversé ? Pour moi, l’écho d’un père à l’évanescence liquide dont il faut se séparer. Pour l’auteur, la source d’une vie, d’une his...

Textes de Mario sur les toiles de Vieux Niang

  Exercice "flux de pensée" devant un tableau Il y a des masques et un monstre, et le monstre est fait de masques et les masques sont le monstre. Tout ça flotte ("viens donc flotter avec nous") et tombe au fond en même temps. C'est perdu tout au fond, ça bouge avec le courant, ça rêve d'un temps perdu, honni, sale, maladif. J'ai une boule à l'estomac, aigre, colère. Du temps volé par le monstre. La plaie jaunâtre, la bile. Comme le radiateur fait un bruit de chasse d'eau infinie, le monstre se rassemble au fond de la cuvette. Elle ne se remplit jamais. Elle n'évacue rien. C'est coincé, là, toujours au fond. Je ne sais même plus si je pense. Le bac se remplit. Il envahit mon oreille droite, et à droite, il y a de l'ombre. À gauche, c'est radioactif. Le monstre avance sur ses pattes, flotte au-dessus du sable bleu. Des yeux cachés, effrayés. Munch, quelque part. Le cri, de colère toujours. Soupir de saturation, soupir ...

Suggestions de lecture envoyées par Mario sur le thème du fleuve

  En rapport avec le fleuve :  il existe aussi une série de science-fiction appelée " le Fleuve de l'éternité " de Phillip José Farmer, qui décrit un immense fleuve où renaissent, encore et encore, les morts de la Terre. C'est intriguant, mais se perd un peu, au fil des cinq volumes du cycle. Comme beaucoup de SF de cette époque (années 70), cela manque souvent de profondeur. C'est cependant un classique du genre. C'est plutôt la rivière (grande distinction !) mais Edward Abbey  a signé les plus belles pages sur les rivières de canyons et leur descente en bateau, dans des ouvrages comme "en descendant la rivière" ou "un fou ordinaire". "Au cœur des ténèbres" de Joseph Conrad fait aussi la part belle au fleuve Congo pour appuyer son voyage en enfer... Même si ce n'est pas le roman que je préfère de Mathias Enard, "Remonter l'Orénoque" joue sur la torpeur et la lourdeur du voyage en bateau pour mettre en...

Consignes d'écriture du 8 novembre : En écho du fleuve ( exposition de Vieux Niang au Lézard)

  Déroulé de la séance du 8 novembre L’écho du fleuve : exposition de Vieux Niang.   Accueil des journalistes des DNA 1.        Installation dans l’expo : exercice sur le flux de conscience, le courant des mots sans contrôles – qui n’est pas le monologue intérieur mais peut devenir le matériau de ce dernier- à partir des toiles de Vieux Niang et de leur titre. le courant de conscience, les origines... Ce terme, probablement inventé vers 1890 par William James le frère de l’écrivain, Henri James désigne, selon la définition de David Lodge « le flux de pensées et de sensations à l’intérieur de l’esprit humain. » Ce processus, exploré en psychologie, est devenu une façon de raconter, un procédé littéraire. ❖ Un processus d’écriture qui entend restituer le contenu de l’esprit humain sans le conformer aux règles qui mettent en ordre la parole ou l’écriture. Le flux de conscience se déploie dans des passages ou des textes en...