Textes de Sébastien à partir des toiles de Vieux Niang
1.Flux de conscience
Bleu bon sang ça dégouline on dirait un tableau du paternel ce père qui peint comme il s’étale dans la vie y a les mêmes couches et surcouches. Allez faut voir les différences aussi ne pas voir l’existence à l’aune du passé s’autoriser à voir le nouveau l’inédit le pas pareil qui surprend. Là dans ce cadre il y a du travail des formes pensées décidées probablement une élaboration d’un dire imagé ? Un tissu trace d’une vie humaine en son cœur des losanges vitraux réitérés vers un ciel azur une voile des galets des couleurs blanches. Des formes et couleurs articulées au devant d’une nature légère un espace qui laisse au repos. Qui brisera la glace ?
2.Rêverie sur le titre
« Olel mayo », l’écho du fleuve en pulaar, la langue parlée aux confins du Sénégal. C’était donc cela : l’image qui suscite le retour d’un passé traversé ? Pour moi, l’écho d’un père à l’évanescence liquide dont il faut se séparer. Pour l’auteur, la source d’une vie, d’une histoire, de traditions à retrouver… aux multiples sens menacés mais qui toujours renaît. Est-ce mon regard trouble qui perçoit le paradoxe, une lutte sensiblement dissimulée derrière la vivacité des couleurs : mouvement perpétuel, autour de quel noyau inerte te structures-tu ?
3.Acrostiche
Vitalité des couleurs au-delà d’une
Inertie de l’image qui habille l’
Enthousiasme renouvelé
Usage d’une ouverture percée dans les rails de chaque
X d’une inconnue qui surgit dans sa vie et
Ne se laisse attraper par les racines. Simple
Invitation à la rêverie
A jamais endormie
Ne pas oublier de toujours un peu s’échapper de la menace d’une
Grisaille (européenne)
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