Hommage à Valère Novarina ( textes produits)

 Christine

Le mot s’en va sans retour, comme un caillou jeté au fond d’un puits.

Construire sans douleur, presque malgré soi et s’autoriser à rêver.

Sur le bout de la langue, prêt à larguer les amarres pour un voyage sans fin.

Seulement 26 lettres, pas une de plus, et des millions d’idées.

Laboureur du champ des possibles et semeur à tous les vents : écrivain. 

Sébastien

Théâtre : L’occasion tant attendue de laisser vivre et voir le feu en toi ? Bel âtre.

Amour : Ame où es-tu ? Dans l’Autre qui ne s’oublie à l’air du temps, l’objet. Caché.

Écriture : Laisser la trace d’un cri adouci par le fil des mots ponctués ? Sur le papier.

 

Valérie

L’artiste est là où on ne t’attend pas.

L’artiste est là où on ne le voit pas.

L’artiste nous observe, nous les humains, mais pas seulement. Il observe nos comportements, notre environnement, nos agissements.

Il transcrit ave sa plume, son crayon ou son pinceau

L’émotion, l’agitation, l’amour, la haine, la guerre,

La paix, la résignation, l’abandon, la surprise, la mélancolie

L’oraison ou encore la passion.

Il plante son univers bien à lui. Il imprime son coup de plume, de pinceau, de couteau. Il maîtrise des couleurs, les peurs.

Il peut appréhender l’angoisse de la page blanche, ou de la toile blanche, mais sans jamais se résigner.

Il cherche, il peaufine, il détaille, il barre, il efface, il termine.

Il déchire, il détruit tout, puis recommence,

Jusqu’à ce que l’idée, l’image, la vision qui est arrivée en lui comme une étoile filante vienne planter son drapeau et en fasse jaillir une œuvre ,

Son œuvre, celle qui est alignée avec qui il est.

 

Le peintre peint,

Le peintre dépeint,

Le peintre sculpte,

Le peintre exulte,

Le peintre mélange la peinture et les liants,

Le peintre mélange les pigments et les fragments,

Le peintre transcrit, crie et surgit là où on l’attend pas,

Où on le voit pas,

Mais vit à l’infini au travers son œuvre

 

Joëlle 

À LA MANIÈRE DE VALÈRE NOVARINA

I. Jouer sa propre existence sur scène

II. Être dans sa vie ou ne pas être sur scène

III. Vivre avec ses mots

IV. Être acteur des mots des autres

V. Je vais au théâtre pour trouver des mots et leurs jeux

VI. Le théâtre, des copies de mots dits et redits

VII. Au théâtre, dire ce qui a été enfoui et écrit

VIII. Peindre, une émotion en image

IX. Peindre, donner des couleurs et la beauté aux autres

X. Peindre, la danse du pinceau pour créer un être

XI. Peindre, écrire, faire vibrer sa feuille et les émotions des autres

XII. La couleur, c’est la vie

XIII. Des traits pour donner des traits

XIV. Trouver dans chaque mot, chaque image, un sens à ta vie

XV. Peindre, écrire, sentir, ressentir, des sens pour donner un sens

XVI. Le mouvement, l’écriture, la peinture, c’est la vie

XVII. La peinture et les mots ont leur langage

XVIII. Donne force à tes mots et à ta peinture

XIX. Un vocabulaire pour des images et une esquisse pour des mots

XX. Donne tout sur scène et sur la toile

XXI. Des mots sur une toile

XXII. Parler avec une toile

XXIII. Point ne sert pour le peintre de faire des proses

XXIV. Dire avec des mots ou des images, tu as le choix.

 

Mario 

Aphorismes
Le mot prononcé atteint aussi le regard.
Le souffle est le conjoint du mot.
Le verbe crée une expansion. Les oreilles sont les murs repoussés.
Deux mots se heurtent dans une danse de la mort. Le pardon est une option. L’anéantissement aussi.
L’homme est l’heureuse limite du mot dit. Le papier l’éternise. Celui qui lit sait le risque qu’il prend.
Mot doux. Mot dur. La vitesse de projection et la surprise : des armes, des feintes, des parades, des bottes.
Hésiter, c’est tourner autour de l’adversaire. Un «Euh» contourne, cherche une meilleure voie pour l’escalade.
Quand le mot est prononcé, son destin est scellé.
 
Solange

Regarde ce tableau, tu peux y voir l’actualité.
Mettez vos manteaux ! Le théâtre est dans la rue.
Sortez vos pinceaux, vos stylos, écrivez, dessinez partout.
Écrire sur les murs, dans toutes les langues.
L’échelle peut vous mener au ciel. 
Alexandra Merent ( en détournant joyeusement la consigne)

Le crochet est au bout du capitaine.

 À l'abordage et sans naufrage ! 

le bruit du dehors s'enroule sur le bitume 

et poursuit sa course au-delà du mur du son j'entrevois les forêts 

 Qu'est-ce qu'un lynx un chat un chien un loup pour l'homme ?

 

 

 

 

 

 

 

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